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Si le Cayenne poursuit sa belle carrière, le Q7 de chez Audi fait un véritable carton dans le monde avec plus de 80 000 unités vendues l’année dernière. Il faut dire qu’avec son volume habitable, il peut emporter jusqu’à 7 personnes, forcément ça aide. Esthétiquement, le Cayenne Turbo, relooké il y a bientôt 2 ans, ne manque pas d’allure avec ses imposantes entrées d’air avant et ses flancs un peu plus prononcés, sans oublier sa garde au sol rabaissée. Une recette que le récent Cayenne GTS a récemment imité. A ce petit jeu, le Q7, habituellement très classique, n’est pas mal non plus. Dans cette déclinaison, notre Audi voit sa face avant transfigurée par d’impressionnantes entrées d’air et un spoiler beaucoup plus agressif. Sans oublier les diodes diurnes qui ont de quoi impressionner à la vue de l’engin arrivant dans votre rétroviseur. Plus vaste que le Cayenne, notre Q7 l’est assurément. On peut même le qualifier de plus luxueux face à l’engin de chez Porsche qui, malgré ses aménagements et son équipement plus généreux qu’un Cayenne S, opte pour un univers sportif. Audi n’a en effet pas lésiné sur les équipements avec du cuir un peu partout. Il demeure que la chaine hi-fi Bang&Olufsen (1 000 Watts) de notre modèle d’essai reste une option à plus de 6 400 euros ! Passons sous les capots de nos deux monstres. Chez Porsche, on retrouve le très connu V8 4.8 litres turbo de 500 ch. Chez Audi, on aligne également 500 chevaux, sauf qu’il s’agit non seulement d’un V12 biturbo, mais aussi et surtout d’un diesel. Un héritage partiel de la compétition (le R10 TDi vainqueur aux 24h du Mans) dont le couple atteint ici 1 000 Nm dès 1 750 tr/mn. C’est très simple, aucune voiture de série n’a jusqu’ici affiché autant (en fait si, la Bugatti Veyron affichée plus 1.1 million d’euros HT). Au volant du Cayenne, ça pousse décidemment très fort. Une sonorité étouffée par les turbos presque décevante par rapport à un Cayenne « atmo » mais un 0 à 100 km/h couvert en moins de temps qu’un Boxster S. Pour un engin de près de 2.4 tonnes, ça surprend, surtout quand dans les enchaînement, notre Cayenne Turbo offre une agilité proche d’une petite GTi. Du côté de l’Audi Q7, les poussées ont de quoi impressionner davantage. Chaque accélérations fait lever l’avant de l’engin (on se croirait presque dans un dessin animé de Tex Avery) et fait bondir l’aiguille compte-tours à 4 000 avec une rapidité presque déconcertante mais… les changements de rapports se révèlent assez lents provocant un « trou » passé ce régime. Les ingénieurs ont en effet préférés « soulager » la boîte Tiptronic à 6 rapports (question de longévité pour encaisser une telle charge de couple). Du coup, notre Q7 reste à 4 dixièmes de secondes de son cousin de chez Porsche. Mais comme on parle de diesel, il impose tout de même le respect, surtout quand il engloutit 3 litres de moins en moyenne face au Cayenne. En revanche, pour ce qui est du CO2, même s’il est moins nocif pour l’environnement, il a tout de même droit au super malus. Sur la route, notre Q7 ne cache pas un certain embonpoint (2.5 tonnes) pénalisant quelque peu son agilité face au Cayenne Turbo. Il offre toutefois un meilleur niveau de confort et s’offre en série un freinage surpuissant avec disques en céramique/carbone (il fallait bien ça). Le Q7 V12 TDi est également beaucoup plus cher que le Cayenne Turbo (30 000 euros, ça fait beaucoup), mais son équipement de série demeure pléthorique alors après tout, au diable l’avarice !
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